
Le Parc National de Kundelungu (PNKL) entre dans une nouvelle phase. L’African Parks Network (APN) et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ont officiellement signé un partenariat public-privé pour la gestion du parc.
Cette décision crée beaucoup d’espoir, mais aussi des attentes fortes chez les communautés riveraines.
Un partenariat pour moderniser la gestion du parc
L’accord APN–ICCN vise à transformer le PNKL en un modèle de conservation moderne.
Les priorités annoncées sont :
- une gestion plus technique et transparente,
- une meilleure sécurité dans et autour du parc,
- la relance du tourisme,
- la création d’opportunités économiques pour les riverains.
Pourquoi ce partenariat est important
Le Parc de Kundelungu possède des atouts exceptionnels : savanes, plateaux, grottes et surtout les Chutes de Lofoï, parmi les plus hautes d’Afrique.
Mais ces dernières années, le parc a été confronté à :
- la dégradation des écosystèmes,
- la pression agricole,
- la chasse illégale,
- le manque d’infrastructures touristiques.
Le PPP pourrait réorienter le parc vers une conservation efficace et un développement local durable.
Les attentes des communautés riveraines
Les communautés qui vivent autour du parc accueillent l’accord avec intérêt, mais elles attendent des résultats concrets.
Voici leurs principales attentes :
1. Être consultées et impliquées
Les riverains souhaitent une participation réelle :
- informations claires,
- consultations régulières,
- inclusion dans les plateformes locales de décision.
La légitimité du partenariat dépendra de cette transparence.
2. Un accès équilibré aux ressources naturelles
Les communautés demandent :
- des règles claires d’accès au bois mort, à l’eau et aux plantes médicinales,
- la création de zones tampons,
- des alternatives économiques à la dépendance forestière.
Elles veulent une conservation qui ne les exclut pas.
3. Des emplois pour les jeunes
Le partenariat doit créer des opportunités locales :
- écogardes,
- guides touristiques,
- ouvriers pour les travaux d’infrastructures,
- services logistiques.
L’espoir est de voir le parc devenir un moteur de l’économie locale.
4. Des infrastructures pour les villages
Les riverains attendent des effets visibles :
- amélioration des routes,
- soutien aux centres de santé,
- appui aux écoles,
- projets d’eau potable.
Pour eux, la conservation doit aller de pair avec le développement social.
5. Un appui à l’agriculture durable
La majorité des ménages vivent de l’agriculture.
Ils souhaitent :
- des formations en agroforesterie,
- des projets de maraîchage,
- des alternatives pour réduire la pression sur le parc.
6. La prise en compte des droits coutumiers
Les communautés veulent que le PPP reconnaisse :
- les chefs coutumiers,
- les limites traditionnelles,
- les sites culturels,
- les mécanismes locaux de résolution des conflits fonciers.
7. La réduction des conflits homme–faune
C’est l’une des préoccupations majeures.
Les attentes portent sur :
- des mécanismes d’indemnisation,
- la prévention des ravages de cultures,
- des solutions techniques (barrières écologiques).
Un partenariat porteur d’espoir
Pour les communautés, ce partenariat représente une vraie opportunité de changement.
Mais sa réussite dépendra de trois éléments clés :
- la transparence,
- la communication,
- les bénéfices visibles pour les riverains.
Si ces conditions sont réunies, le Parc National de Kundelungu pourrait devenir un modèle où la conservation renforce le développement humain.

