l’espoir renaît malgré l’insécurité

Malgré un contexte sécuritaire encore instable dans certaines zones du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB), des témoignages récents font renaître l’espoir quant à la présence continue des gorilles de montagne, espèce emblématique et indicateur clé de la santé des écosystèmes du parc.
Au cours des derniers jours, plusieurs passants rapportent avoir aperçu un groupe de gorilles dans une zone localement appelée “Matuyau”. D’autres témoignages concordants font également état de la présence de gorilles aux alentours d’une station proche du Quartier Général du parc.
Selon certaines sources locales, le groupe observé à proximité du QG pourrait inclure Bonane, gorille bien connu du PNKB et figure symbolique de la conservation dans cette aire protégée. Toutefois, La Riposte Verte précise que ces informations ne peuvent, à ce stade, être ni confirmées ni documentées visuellement.
En effet, les zones concernées se trouvent actuellement sous contrôle de l’AFC, rendant toute mission de terrain, prise d’images ou vérification scientifique impossible pour des raisons strictement sécuritaires. L’absence d’images s’inscrit également dans une démarche de responsabilité éditoriale visant à éviter toute spéculation ou divulgation involontaire d’informations sensibles, susceptibles de mettre en danger les personnes comme la faune.
Pour autant, ces témoignages constituent un signal encourageant. Ils suggèrent que, malgré les pressions humaines, l’insécurité et la réduction des activités de conservation, les gorilles continuent de se déplacer et d’occuper certaines zones de leur habitat naturel.
Dans un contexte où la biodiversité paie un lourd tribut aux conflits armés, ces observations rappellent une vérité essentielle : la nature résiste, mais elle reste vulnérable. Elles renforcent l’urgence de rétablir la sécurité, l’accès des conservateurs au terrain et les mécanismes de protection du PNKB, patrimoine mondial de l’UNESCO.
La Riposte Verte réaffirme son engagement à informer avec rigueur, à éviter toute sensationnalisation et à porter la voix de la nature, même lorsque celle-ci survit dans le silence des zones de conflit.
